Killer

Le jeu dont vous êtes... la victime !

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Le Killer expliqué

Killer, le jeu de l’assassin

Moi, j’étais sûr qu’ils reviendraient crevés ; ils sont vivants, un succès. Mieux, une surprise.

(Lionnel Astier, Kaamelott, Livre IV, La Réaffectation, écrit par Alexandre Astier)

 Les organisateurs

Il vaut mieux être plusieurs organisateurs, au moins quatre ou cinq. Plus nombreux vous aurez du mal à vous voir et vous risquez les défections. Moins nombreux, c’est la galère.

Les joueurs demandent à être en contact quasi permanent avec l’organisateur qui s’occupe d’eux. Celui-ci doit être pour eux un leader indiscutable, incontesté, immortel. S’il gère plusieurs équipes celles-ci doivent l’ignorer. Même si les joueurs savent que les organisateurs se voient et gèrent le scénario scénario Dans un jeu de rôle, his­toire mise au point par le maître de jeu et les autres orga­ni­sa­teurs éven­tuels, et dans laquelle les per­son­nages des joueurs seront insérés. En jouant, ils vont infléchir le dérou­lement de l’histoire. , ils réagiront en « personnages » s’ils apprennent qu’il refile des informations aux autres équipes et se sentiront trahis. C’est pourtant généralement leur « chef » qui leur donne des tuyaux (60% de bons) ou leur suggère des actions, pas forcément judicieuses, qui sont des éléments de scénario scénario Dans un jeu de rôle, his­toire mise au point par le maître de jeu et les autres orga­ni­sa­teurs éven­tuels, et dans laquelle les per­son­nages des joueurs seront insérés. En jouant, ils vont infléchir le dérou­lement de l’histoire. . Il peut même les envoyer carrément au casse-pipe, s’ils ont la tête qui enfle après une victoire par exemple.

Ne jamais rencontrer les joueurs à son domicile, organiser les réunions dans un lieu réellement tenu secret, l’embuscade étant alors trop facile (mais une filature de l’ennemi reste possible). Une phrase à utiliser systématiquement lors du premier rendez-vous : « vous n’avez pas été suivis ? » ; regards paniqués.

Les organisateurs recrutés doivent savoir à quoi s’attendre :

- 120 % de leur temps sera occupé pendant le killer killer Jeu de rôle grandeur-​​nature qui consiste pour les joueurs à s’entre-tuer « pour de faux » avec des armes fac­tices, géné­ra­lement jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un qui est déclaré gagnant.
- leur note de téléphone va quintupler
- leur charisme est leur meilleur atout
- gare à l’implication : ils ne sont pas là pour aider « leur » équipe mais pour assurer l’équilibre du jeu (cela semble évident, mais...)
- ils ne doivent jamais être « armés », ni tirer sur qui que ce soit. S’ils sont pris dans une action, leurs joueurs doivent les protéger et les sortir de là (j’ai assisté à des sacrifices extraordinaires). En gros ils ne sont pas là pour faire pan-pan.

Garder sous le coude des copains qui n’ont pas le temps d’être organisateur ou joueur pour leur faire accomplir des missions ponctuelles (livrer un message sur le pont Alexandre III), histoire de pouvoir montrer des têtes différentes.

Les joueurs réfléchissent souvent à voix haute avec les organisateurs, souvent inconsciemment, ou alors très consciemment, pour leur tirer les vers du nez. Il faut se rappeler de leurs idées et les injecter dans le scénario scénario Dans un jeu de rôle, his­toire mise au point par le maître de jeu et les autres orga­ni­sa­teurs éven­tuels, et dans laquelle les per­son­nages des joueurs seront insérés. En jouant, ils vont infléchir le dérou­lement de l’histoire. . Certains refuseront de parler de leurs projets, soupçonnant la fuite. D’autres se satisferont d’un je-vous-l’avais-bien-dit.


 

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